‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 55 sur 313 · ou ses c. J · texte numérisé non relu

ou ses c. J

49-50. Ms.: La sont mis tuit si plaisir | Entierement (== C). so. mi pl. EJ.

De fin cuer et vray Et d'amour pure et secrée Et d'ami qui renommée A tele qu'à tous agrée

Son faitis corps gay.

UANT j'y pense à recelée, Ma joie est renouvelée, Et -c- :m: fois doublée L'amour qu'en li ay, Et si sui enamourée Que j'aim moy et la pensée, Le lieu, l’eure et la journée Que je l’enamay.

Ce certes, je ne croy mie Qu'onques vie Plus jolie, Plus gaie, plus envoisie N’à tant de douçour Fust entre ami et amie, Sans maistrie Si ounie, Ne qui fust si bien garnie De parfaite amour,

N° meins de merencolie ; Car envie, Jalousie N'’un seul reim de villonnie N'i a ne folour, Eins est en tous estas lie :

. Ms.: je y. — Q. je p. J.

. Einsi sui J.

. Net. MNR.

. Ms.: Car m.— N'au m. J ; N'a mais de À; Ne m. MR. . Ms.: Nul s.

. ne faus tour E].

. Et c'est E ; Et s'est J.

Tricherie Y est banie, 85 Car le bien amer renvie Chascun à son tour.

S, pert bien sa peinne En moy qui se peinne Que sans pensée villeinne 90 N'aimme mon amy

D'amour pure et seinne, Car quant plus lonteinne

Li sui, tant est plus procheinne Sa bonté de mi.

95 ’Esr douceur humeinne (Jol.84 v°. b) Ne grace mondeinne Ne valeur tant souvereinne Qui ne soit en li; Et si sui certeinne 100 Qu'Amours si nous meinne Qu'onques Paris ne Heleinne Ne s’amerent sy.

S' me doit plus que souffre, Quant je n’ay tristece n’ire 105 Ne douleur, Dont je me doie defrire, Ne riens qui ma joie empire Ne m'onneur;

: 'nsoIs ay sans contredire 110 Tout ce que mes cuers desire Sans labeur ;

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