‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 56 sur 313 · EX · texte numérisé non relu

EX

Ce fait Amours, Diex li mire, Qui m'a fait de tous eslire Le milleur.

Diqu'à Amours ne doÿ plus demander, “7 Quant par li ay parfaite souffisance, Einsois la doy de tout mon sens loer Et honnourer de toute ma puissance,

E’ com mon Dieu servir et aourer,

Amer, chierir, et avoir en doutance,

Et ses dous biens doucement savourer, Par quoy toudis en aie ramembrance.

C* qui vraiement saroit

Le parfait bien qu’on reçoit, Et comment Amours pourvoit Les amans qu’elle conjoit

En son dous hommage, S’amoureus esté n’avoit, Sans doubte, il le devenroit, Se maleüreus n’estoit, Et tantost se meteroit

En son franc servage.

CG qui vuet jugier à droit, Nul n’i est qui frans ne soit, Et s’uns villains y entroit, Bonne Amour li mueroit En miex son corage :

Franchise l’affranchiroit,

. parfaite congnoissance (congnissance) E].

Page 1