ACTE m, SCÈNE II 9î
LISETTE
DOS le sarez très bien, je le répète encore : DUS aimez les secrets ; moi, chacun a son goût,
I De veui point d'amant qui ne me dise tout.
FROXTI?».'
I I comment accorder mon honneur et Lisette ? je te le disais?
LISETTE
Ohl la paix serait faite, pour nous marier tu n'aurais qu'à vouloir.
FROXTIN,
I bieni l'homme qu'ici tous ne deriez pas voir ait un inconnu... dont je ne sais pas l'âge... li, pour nous consulter sur certain mariage une fille... non, veuve... ou les deux... Au surplus ut va bien... M'entends-tu?
LISETTE
Moi? non.
FROXTIX.
Ni moi non plus bien que pour cacher et l'homme et l'aventure.,
LISETTE
-lu dit? A quoi bon te donner la torture? , mon pauvre Frontin, tu ne sais pas incnlir; je t'en aime mieux ; moi, pour le secourir, ménager l'honneur que tu mets à le taire, dirai, si lu veux, qui c'était.
FRONTIN
Qui?
LISETTE
Valère.
Il ne faut pas rougir ni tant me regarder.
FRONTIN
Hé bien I si tu le sais, pourquoi le demander?
LISETTE
Comme je n'aime pas les demi-confidences, D faudra m'éclaircir de tout ce que tu penses De l'apparition de Valère en ces lieux, Et m'apprendre pourquoi cet air mystérieux. Mais je n"ai pas le temps d'en dire davantage : Voici mon dernier mot ; je défends ton voyage ; Tu m'aimes, obéis : si tu pars, dès demain, Toute promesse est nulle, et j'épouse Pasquin.
FRONTIN
Mais...
LISETTE
Point de mais. On vient. Va, fais croie à tonmaîl Que tu pars; nous saurons te faire disparaître.