‹ PoésiesChapitre 112 sur 150 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

CLÉOX.

Sans doute ; il ne faut que le coeur.

GÉRONTE

J'arais grande raison de prédire à la mère Que tu serais bien fait, noblemetit, sûr de plaire : Je m'y connais, je sais beaucoup de bien de toi. Dos lettres de Pans et des gens que je croi...

VALÈRE

On reçoit donc ici quelquefois des nouvelles f Les dernières, monsieur, les sait-on?

GÉRONTK.

Qui sont-elles f Nous est-il arrivé quelque chose d'heureux ? Car, quoique loin de tout, enterré dans ces lieux, Je suis toujours sensible aui biens de ma patrie : Hé bien ? voyons donc, qu'est-ce, apprends-moi, je te prie. .,

VALÈRE, d'un ton précipité.

Julie a pris Damon. non qu'elle l'aime fort: Mais il avait Phryné, qu'elle hait à la mort. Lisidor à la fin a quitté Doralise :

Elle est bien, mais, ma foi, d'une horrible bètisa: Déjà depurs longtemps cela devdit finir, ^ Et le pauvre garçon n'y pouvait plus tenir. *CLÉON, bas à VJere.

Très bien, continuez.

VAI.ÈRK-

J'oubliais de vous dire Qu'on a fait des couplets sur Lucile et Delphine :

î06 LE MÉCHANT

Lurile en est outrée, et ne se montre plus ; Maii^ Dnlphire a mieux pris son parti là-dessus ; On la trouve partout s'afflichant de plus belle. Et se moi^uant du Ion, pourvu qu'on parle d'elle.. Lise a quitté le ronge, et l'on se dit tout bas Qu'elle fer;iil bien mi< ux de quitter Licidas ; On prétend qu'il n'est pas compris dans la réforme Et qu'elle est seulement bégueule pour la forme,

GÉRONTE

Qnels diables de propos me tenez- vous donc là ?

VALÈRE

Quoi f vous ne saviez pas un mot de tout celé ? On n'en dit rien ici ? l'ignorance profonde I Mais c'est, en vérité, n'être pas de ce monde : Vous n'avez donc, monsieur, aucune liaison '? Eh mais 1 où vivez-vous ?

GÉRONTE

Parbleu I dans ma maison, M'embarrassant fort peu des intrigues frivoles D'un las de freluquets, d'une troupe de folles; Aux gens que je connais paisiblement borné. Eh I que m'importe à moi si madame Phryaé Ou madame Lucile affichent leurs folies? Je ne m'occupe point de telles minuties, Et laisse aux gens oisifs tous ces menus propos. Ces puérilités, lu pâture des sots.

CLÉON, à Géronte.

(Basa Valère.) Vous avez bien raison... Courage.

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