‹ PoésiesChapitre 124 sur 150 · SCÈNE m FLORISE, USETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE m FLORISE, USETTE

FLORISE

Eh bien, Lisette ?

LISETTE

Hé bien, madame f

FLORISE

Es- tu contente f

LISETTE

Mais, madame, pas trop; ce couvent m'épouvante.

i22 LE MÉCHANT

FLORISE

Pour y suivre Chloé je destine MarU»!; Tu resteras ici. Je parlais de Gléon.

Dis-moi, n'en e--tu pas extrêmement contente? Ai-je tort de défendre un esprit qui m'enchantef J'ai bien vu tout à l'iieure (et ton goût me plaisait) Que tu t'aiLusais fort de tout ce qu'il disait : Conviens qu'i-1 est charmant; et laisse, je te prie, Tous les petits discours que fait tenir l'envie.

LISETTE

Moi, madame I eh, mon Dieu [ je n'aimerais rien tant Que d'en croire du bien ; vous pensez sensément; Et, si vous persistez à le juger de même, Si vous l'aimez toujours, il faut bien que je l'aime,

FLORISE

Ah I tu l'aimeras donc ; je te jure aujourd'hui Que de tout l'univers je n'estime que lui; Cléon a tous les dous, tous les esprits ensemble; 11 est toujours nouveau; tout le reste me semble D'une misère affreuse, ennuyeux à mourir ; Et je rougis des gens qu'on me voyait souffrir.

LISETTE

Vous avez bien raison; quand on a l'avantage D'avoir mieux rencontré, le parti le plus sagf Est de s'y tenir; mais...

FLORISE

Quoi?

LISETTE

Rien.

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