‹ PoésiesChapitre 67 sur 150 · SCÈNE II GERÛNTE, LISETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE II GERÛNTE, LISETTE

GÉRO^■TE, sans voir Lisette.

Ma foi, je tiendi-ai bon.

Quand on est bien instruit, bien sur d'avoir raison. Il ne faut pas céder. Elle suit son caprice ; Mais moi, je veux la paix, le bien et la justice. Valère aura Chloé.

LISETTE

Quoi ! sérieusement ?

GÉRONTE

Gomment! tu m'écoutais?

LISETTE

Tout naturellement.

Mais nesl-ce point un rêve, une plaisanterie? ComEient, monsieuri j'aurais, une fois en ma viô»

Le plaisir de vous yoir, en dépit des jaloux. De yotre sentiment, et d un avis à yous?

GÉBOXTE.

Qui m'en empêcherait ? Je tiendrai ma promess» •

Sans l'avis de ma sœur, je roarîrai ma nièce.

C'est sa fille, il est vrai; mais les biens sont à moi*

Je suis le maître enfin. Je te jure ma foi

Que la donation que je suis prêt à faire

N'aura lieu pour Ghioé qu'en épousant Valère :

yoilà mon dernier mot.

LISETTE

Voilà parler, celai

GÉRONTE

D n'est point de parti m£»Uûtur que celui-là.

LISETTE

Assurément.

GÉROXTE.

C'était pour traiter cette affairo .

Qu'Ariste vint ici la semaine dernière.

La mère de Valère, entre tous ses amis Ne pouvait mieui choisir pour proposer son ûi3. Ariste est honnête homme, intelligent et sage : L'amitié qui nous lie est, ma foi, de notre âge. 11 est parti muni de mon consentement, Et l'affaire sera finie incessamment ; Je n'écouterai plus aucun avis contraire. Pour la conclusion l'on n'attend que Valère : Il a dû revenir de Paris ces jours-ci : El ce soir au plus tard je les alleuds ici.

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