‹ PoésiesChapitre 73 sur 150 · ACTE I, SCÈNE IT · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IT

Vous l'ayez accablé, contredit, abruti; Ooyez-Yous qu'il soit sourd, et qu'il n'ait rien senti, Quoiqu'il n'ait rien marqué? Vous autres, fortes têtes. Vous voilà I TOUS prenez tous les gens pour des bêtes : Et ne ménageant rien...

FLORISE

Eh mais f tant pis pour hii S'il s'en est offensé; c'est aussi trop d'ennui, S'il faut, à chaque mot, yoir comme on peut le prendre. Je dis ce qui me Tient, et l'on peut me le rendre : Le ridicule est fait pour notre amusement. Et la plaisanterie est libre.

GÉRONTE

Mais Traiment, Je sais bien, comme tous, qu'il faut un peu médira ; Mais en face des gens il est trop fort d'en rire. Pour conserrer vos droits, je Teui bien tous laisser Tous ces lourds campagnards que je Toudrais chasser Quand ils Tiennent ; raillez leurs façons , leur langage. Et tout l'arrière-ban de notre voisinage ; Jiais grâce, je tous prie, et plus d'altentjioa Pour Ariste. Il rerient. Faites réflexion Qu'il me croira, s'il est traité de même sorte. Un maîtr» à qui bientôt on fermera sa porte : Je ne crois pas avoir cet air- là, Dieu merci. En£n, si vous m'aimez, traitez bien mon ami.

FLORISE

Par malheur, je n'ai point l'art de me contrefaire, D rieiit pour un sujet qui ne saurait me plaire ,

Et je le marquerais indubitablement s J$ ne sortirai pas de mon appartement.

GÉRONTE

Ce ferait une scène.

flor.se.

Eh non 1 je ferai dira Que J8 suis malade.

GÉRONTE

Oh I toujours me contredire !

FL0RI5E

Mais, marier Chloél mon frère, y pensez-vous? Elle est si peu formée, et si sotie, entre nous...

GÉRONTE

Je ne vois pas cela. Je lui trouve, au contraire, De l'esprit naturel, un fort bon caractère ; Ce qu'elle est devant vous ne vient que d'embarras. On imaginerait que vous ne l'aimez pas A vous la voir traiter avec tant de rudesse. Loin de l'encourager, vous l'effrayez sans cesse; Et vous l'abrutissez dès que vous lui parlez. Sa figure est fort bien d'ailleurs.

FLORISE

Si vous voulez,- Mis c'est un air si gauche, une maussaderie...

GÉRONlE élève la voix, apercevant Lisette.

Tout comme il vous plaira. Finissons, je vous prie. Puisque je l'ai promis, je veux bien voir Cléoo-

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