SCÈNE n CLÉON, seul
Frontin «st amonreui ; je crains bien qu'il ne caus« ;
Comment parer le risque où son amour m'expose ?
Mais si je lui donnais q^ielque commission
Pour Paris... Oui, rraiment, l'expédient est bon;
J'aurai seul mon secret ; et si, par ayenture,
On sait que les billets sont de son écriture,
Je dirai que de lui je m'étais défié ;
Que c'était un coquin, et qu'il est renyoyé.
&CÈISE m FLORISE, CLÉON.
FLOBISE,
Je TOUS cherche partout. Ce que prétend mon frère Est-il Trai ? tous pariez, m'a-t-il dit, pour Valère : Changeriez-Tous d'aTis?
CLÉOX.
Comment I vous l'aTez cruf
FLORISE
Mais il en est si plein et si bien conTaineu...
Tant mieui. Malgré cela, soyez persuadée Que tout ce beau projet ne sera cju'ea idée,
68 LE HéCHANT
Vous y pouvez compter, je vous réponds de tout i En ne paraissant pas contrarier son goût, J'ei suis beaucoup plus maître ; et la bêle est si bonne. Soit dit sans vous fâcher...
FLORISE
Ahl je vous l'abandonne; Faites-en les honneurs : je me sens, entre noua. Sa sœur on ne peut moins.
CLÉON
Je pense comme vous :
La parenté m'excède ; et ces liens, ces chaînes De gens dont on partage ou les torts ou les peines. Tout cela préjugés, misères du vieux temps; C'est pour le peuple enfin que sont faits les par«nts. Vous avez de l'esprit, et votre fille est sotte; fons avez pour surcroît un frère qui radote : Et bien l c'est leur affaire, après tout : selon moi. Tous ces noms ne sont rien, chacun n'est que pour soi.
FLORISE
Vous avez bien raison ; je vous dois le courag» Qui me soutient contre eux, contre ce mariage. L'affaire presse au moins, il faut se décider : Ariste nous arrive, il vient de le mander ; Et, par une façon des galants du vieux styls, Géronte sur la route attend l'autre imbécile ; Il compte voir ce soir les articles signés.
CLÉON
Et ce soir finira tout ce que vous craignei. Prcmiéreineiit, sans vous on ne peut rien conclure ;