ACTE II, SCÈXE VII
Si j'allais m'enchaîner ; et je ne tous vois pas Le plus petit scrupule à m'ôter d'embarras.
CLÉOX.
Mais malheureusement, on dit que votre mère Par de mauvais conseils s'obstine à cette affaire. Elle a chez elle un lomme, ami de ces gens-ci. Qui, dit-on, avec ^lle est assez bien aussi; Un Ariste, un esprit d'assez grossière étoffe ; C'est une espèce d'ours qui se croit philosophe : Le connaissez-vous?
VALÈRE
Non; je ne l'ai jamais vu.
Chez moi depuis six ans je ne suis pas venu. Ma mère m'a mandé que c'est un homme sage, Fixé depuis longtemps dans notre voisinage, Que c'était son ami, son conseil aujourd'hui. Et qu'elle prétendait me lier avec lui.
CLÉOX.
Je ne vous dirai pas tout ce qu'on en raconte ; Il vous suffit qu'elle est aveugle sur son compte. Mais moi qui vois pour vous les choses de sang-ûoid. Au fond je ne puis croire Ariste un homme droit ; Jéronte est son ami, cela depuis l'enlance...
VALÈRE
A mes dépens peut-être ils sont d'intelligence 7
CLÉOX.
Gela m'en a tout l'air
8f LE KlSCHANl
TALÈRE.
J'aime mieux un procès s J'ai des amis là-bas, je suis sûr du succès.
CLÉOX.
Quoique je sois ici l'ami de la famille, Je dois TOUS parler franc ; à moins d'aimer leur fiitô-. Je ne vois pas pourquoi vous tous empresseriei Pour pareille alliance. On dit que vous l'aimiez Quand tous étiez ici ?
VALèRE.
Mais assez, ce me sembi* • Noos tôons élerés, accoutumés ensemble; Je la treuTais gentille, elle me plaisait fort. Mais Paris guérit tout, et les absents cot tort. On m'a mandé souvent qu'elle était embellie : Comment la trouvez-Tous ?
CLÈON.
Ni laide ni jolie :
C'est un de ces minois que l'on a tus partout. Et dent on ne dit rien.
YALÈRE.
J'en crois fort Totre goût.
CLIÊOI*. ^^
Quant à l'esprit, néant ; il n*a pas pris la peine Jusqu'ici de paraître, et je doute qu'il Tienne : Ce qu'on Toit à traTers son petit air boudeur. C'est qu'elle sera fausse et qu'elle a de l'humeur. On la croit une Aiuièst mais comme elle a l'usage