‹ PoésiesChapitre 4 sur 29 · I. Clytemnestre, imprimée à Paris en · texte numérisé non relu

I. Clytemnestre, imprimée à Paris en

F réface des éditeurs de ij6S^ 7

tous les jours, et surtout à celle de Virgile dont il avoit fait une étude particulière. Il avoit même traduit en vers les endroits les plus intéressants de ce poète : on ne craint pas d'avancer qu'il est dans cette traduction souvent égal à l'original; il étoit peutêtre le seul homme en état de nous rendre Virgile avec toutes ses beautés; nous souhaitons ardemment que les gens de lettres qui ont entre les mains les différents morceaux de sa traduction mettent bientôt le public dans le cas de justifier notre jugement.

M. de Malfilâtre étoit né à Caen, dune famille honnête, en 1733; il avoit fait avec distinction ses études en cette ville, chez les Jésuites, et montré pendant sa jeunesse le germe des talents qu'il a développés dans un âge plus avancé, et qu'il auroit portés au plus haut degré da perfection, s'il eût vécu plus longtemps et plus heureux.

Il est mort à Paris, le 6 mars 1767, après avoir souffert avec courage les douleurs les plus longues et les opérations les plus cruelles. Les sentiments de religion qu'il avoit toujours montrés pendant le cours de sa vie se sont réveillés avec plus de force dans ses derniers moments. Prêt à lui faire le sacrifice de sa vie, il auroit encore désiré lui faire celui de ses ouvrages; il avoit même exigé de ses amis de ne pas les laisser paroître après lui; mais nous ne nous croyons pas obligés à remplir un engagement qu'une

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conscience trop délicate lui avoit l'ait contracter. Le poème de Narcisse, qui seul pourroit être accusé de renfermer quelques libertés, nous a paru plutôt une leçon de bonnes mœurs qu'un ouvrage répréhensible. La volupté y est toujours représentée pure et innocente : et qu'y a-t-il de plus propre à corriger du vice que la peinture de l'amour vertueux ?

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