‹ PoésiesChapitre 5 sur 15 · ÎL · texte numérisé non relu

ÎL

Autre Tarentelle

GAI marinier de .Mer.^eiline, Je suis plus riche que le roi : La plaine immense et la colline, Le ciel et l'onde, sont à moi.

Je peux, au vent ouvrant mes voiles, Aller partout où vont mes yeux...

Mes pièces d'or sont les étoiles, J'en ai de quoi remplir les cieux!...

Pour toucher Tâme à sa Xinctte, Ainsi chantait le gai marin...

Faisons claquer la castagnette, Faisons sonner le tambourin !

Musiques

« Si je n'ai pas voile et tartane, J'ai des cheveux brillants à voir, Plus longs et bruns qu'une soutane Une soutane en satin noir...

Puis j'ai pour dot un œil de flamme Qui porte aux astres un défi, Et sur la rive on me proclame Reine de Naple et d'Amalfi! »

\'oilà comment cliantait Ninette Pour toucher l'âme à son marin.

Faisons claquer la castagnette, Faisons sonner le tambourin !

Les beaux enfants de la marine Se sont bientôt donné la main; Jamais seigneur et signorine N'ont célébré si riche hvmen.

Autre Tarenf'^île

Le vent du soir, mieux qu'un poète, Chanta la belle et son amant...

Et la madone pour la fête Illumina son firmament...

Même on prétend que la Ninette Resta fidèle à son marin...

Faisons claquer la castagnette, Faisons sonner le tambourin !

Barcarolle

(musique de F. GRAST

/~^ ONDOLiER du Rialto, ^~-* Mon château

C'est la lagune, Mon jardin c'est le Lido, Mon rideau

Le clair de lune.

Gondolier du Grand-Canal, Pour fanal

J'ai la croisée Où s'allument tous les soirs Tes yeux noirs,

Mon épousée!

B.ircarollc jb

Ma gondole est aux heureux :

Deux à deux

Je les promène, Et les vents légers et frais Sont discrets

Sur mon domaine.

J'ai passé dans les amours Plus de jours

VA de nuits folles Que Venise n'a d'îlots, Que ses flots

N'ont de gondoles.

Gondolier du Riulto, Mon château

C'est la lagune, Mon palais c'est le Lido, Mon rideau

Le clair de lune.

Valse à trois temps

C'est par vous, chère enfant aux doux yeux, Que mon âme en tous lieux

Est suivie, C^est de vous, au moment du réveil, Que me vient le soleil

Et la vie.

C'est vers vous, quand l'esprit est content, Que se tourne en chantant

Mon sourire; C'est à vous qu'en pleurant je voudrais Confier mes secrets

Et tout dire.

Valse à trois temps

C'est pour vous que se garde mon cœur: ^'ous aurez et la fleur

Et la sève ; C'est par vous que je dors doucement, C'est de vous en dormant

Que je rGvc.

C'est sur vous que se pose en priant Mon désir patient,

Mais extrême ; C'est en vous qye j'espère et j'ai foi, Et c'est vous, — non, c'est toi,

Toi que j'aime

Galop

LE vent qui se'tait Ou fait

Un bruit d'ailes, Aux bois rajeunis Des nids

D'hirondelles.

Les langueurs du pré Ombré

Par la brune, Les pâleurs de l'air Au clair

De la lune.

Galop

Mon beau lac dormant.

Charmant

D'indolence, Le désert sans bruit.

La nuit,

Le silence,

Le ciel entrevu — Pourvu

Qu'elle vienne! — Un e'troit chemin, Sa main

Dans la mienne.

Un tertre penche' Caché

Dans les roses : — Voilà simplement Comment

Vont les choses,

Comment s'ouvre un cœur En fleur]

A la brise,

Musiques

Puis frémit un jour D'amour,

Puis S2 brise.

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