‹ PoésiesChapitre 35 sur 89 · W IL.J · texte numérisé non relu

W IL.J

A DÉLIE

1 01 > dont jamais les larme»

N'ont terni la beauté , Enveloppe tes charmes , Enchaîne ta gaîté.

Que ta grâce divine, Sous un voile de deuil , S'abandonne et s'incline Sur le bord d'un cercueil.

Quitte cette guirlande Qui pare tes attraits ; Laisse-la pour offrande A ce jeune cyprès.

C'est ici le mélange Des roses et des pleurs ; Cest l'asile d'un ange ; Qu'il dorme sous des fleurs

Vois-tu sous l'herbe tendre Ce précieux tombeau?

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Laisse-moi respirer , désespoir (Tune mère , Dieu l'ordonne , Dieu parle à mon cœur éperdu. « Suis mon arrêt , dit-il , reste encore sur la terre. » S'il ne yenait de Dieu , serait-il entendu ?

Mais vers l'éternité quand mon Ame brûlante

S'envolera , baignée encor de pleurs , Délivrée à jamais d'une chaîne accablante , Je reverrai mon fils. Quel prix de mes douleurs l

Eternité consolante et tenible ;

Pour le méchant , c'est l'enfer , c'est son. cœur. Mais pour l'être innocent , malheureux et sensible , C'est le repos, c'est le bonheur!

O Dieu ! quand de mon fils sonna l'heure suprême r

Un doute affreux ne m'a pas fait frémir.

Non , cet être charmant, au sein de la mort même.

N'a fait que s'endormir.

O tendresse ! ô douleur ! 6 sublime mélange ! Ses yeux remplis d'amour se ferment sur mes yeux; Je m'attache à son corps... Ce n'était plus qu'un ange

Qui s'envolait aux cieux.

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ÉLÉGIES. io3

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