‹ PoésiesChapitre 37 sur 89 · LE SOMMEIL DE JULIEN · texte numérisé non relu

LE SOMMEIL DE JULIEN

Citait l'hiver , et la nature entière

Portait son deuil , et redoublait le mien ;

Je regagnais à pas lents ma chaumière , ,

Les yeux fixés sur celle de Julien.

Un voile noir s'étendif sur la plaine ; Un triste écho fit aboyer mon chien ; Le vent, soufflait , et sa plaintive haleine Disait aux bois : Julien ! pauvre Julien !

Sur mon chemin je vis la hine errante; Qu'elle était sombre en parcourant le sien !

Je contemplai cette clarté mourante , Moins triste , hélas ! que les yeux de Julien.

Je m'endormis , de tant d'objets lassée ; Le ciel s'ouvrit ,.... et je n'entendis rien. Mais tout à coup la cloche balancée Me réveilla , sans réveiller Julien.

i»6 ROMANCES.

Quand j'abordai sa sœur silencieuse ,

Sa main me dit : « Il repose , il est bien ! •

Je voulus voir Une larme pieuse

M'apprit le nom du sommeil de Julien.

ROMANCES. ia;

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