LA JEUNE FILLE
Il soutient que l'absence est cruelle : Je le savais 1 il sait qu'on peut mourir par elle, Qu'à chaque instant du jour il faut en soupirer, Et qu'en chantant surtout on est près de pleuiei-. « Dans mes ennuis, dit-il, j'ai l'ait une couronne; Elle est fanée, hélas! ]iourtant je te la donne. » Je l'ai sentie alors descendre sur mes yeux. Et je n'y voyais plus; mais sa voix est si tendre ! Et depuis si lougtemis je n'avais pu l'entendrcî Et quand on n'y voit plus, ma mère, on entend mieux,
L\ mèi;e.
Oua-t-il donc ajouté?
LA JEUxNE FILLL.
Que son cœur lui conseille Dc' ([uitter un vain bruit pour le calme des champs, i'onr nos danses du soir, nos fêtes, nos doux chants.
")S l'UESlES.
l*our ruliouxt'i' ma voix qui manque à son oieilic; Que son \k'\v le plaint el le l'ait levenir. « Mais, a-l-il dit pins bas, que vais-je devenir? Mon i)ère te eonnaîl, il sait donc (]ne je l'aime; El moi, je ne sais pas si lu penses de même? » Je n'ai pu le lui dire avant de \ous pailer, Ma mèj-e, et j'ai senti qu'il fall'.it m'en aller.
LA MÈllK.
Tu l'as quitté?
LA JKUiNb; FILLi;.
J'étais trendjlanle.
Je ne ponvais courir. Une joie accablante Me retenait toujours; toujours je m'arrêtais.
r.A MÈr. i:.
Et ([ue répondais-tu ?