‹ Poésies. Nouv. éd. augm. et précédé d'une noticeChapitre 56 sur 108 · REGARDE-LE · texte numérisé non relu

REGARDE-LE

Regarde-le, mais pas longtemps : ^ Un regard suffira, sois sûre.

Pour lui pardonner la blessure Qui lit languir mes doux piintempt-.

Regarde-le, mais pas longtemps !

S'il parle, écoute un peu sa voix :

Je ne veux pas trop t'y contraindre; Je sais combien elle est à craindre.

Ne l'entendit-on qu'une lois :

S'il parle, écoute un peu sa voix!

Ib2 POÉSIES.

Tu ne haïras plus sou nom.

(le nom mêlé dans ma prièio;

Tu [écouteras tout entière,

Sans courroux, sans reproche : oh ! non

Tu ne haïras phis sou uoni.

Au ibnd du cœur tu m'entendias.

Quand je dis : J'ai cessé de vivre, Quand je refuse de te suivre; Enfin, quand lu le connaîtras, Au fond du cœur tu m'entendras 1

Tais-toi, s'il demande à me voir.

J'ai pu fuir sa volage ivresse ; Mais me cacher à sa tendresse, Dieu n'en donne pas le pouvoir. Tais-toi, s'il demande h me voii ,

Si je l'accusais devant loi.

Appelle un moment son image.

Avec le feu de son langage, Délends-lc par pilié pour moi, Si je l'accusais devant toi !

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