L'IMPOSSIBLE
On ne jette point l'ancre dans le tleuve de la vie. Il emporte également celui qui lutte contre son cours et celui qui s'y abandonne.
BERNARniN DE SaI.NT-PiEP.RE.
Qui me rendra les jours où la vie a des ailes, Et vole, vole ainsi que l'alouette aux cieux, Lorsque tant de clarté passe devant ses yeux, Qu'elle tombe éblouie au fond des fleurs, de celles Qui parfument son nid, son âme, son sommeil, Et lustrent son plumage au lever du soleil !
(liel ! un de ces fils d'or pour ourdir ma journée, Un débris de ce prisme aux brillantes couleurs ! Au fond de ces beaux jours et de ces belles fleurs. Un rêve oii je sois libre, enfant, à peine née,
27i POÉSIES.
Qnnnd l'amour de m i mère était mou avcuir; Oiiaud ou ne mourait pas oncor dans ma famille; Ouaud tout vivait pour moi, vaine petite fille! Quand vivre était le ciel, ou s'en ressouvenir'
Quand j'aimais sans savoir ce que j'aimais, ({uaud l'àme
jMe palpitait heureuse, et de quoi? je ne sais;
Quand toute la nature était parfum et flamme;
Quand mes deux bras s'ouvraient devant ces jours. . . passés !