‹ Poésies nouvelles, 1836-1852Chapitre 24 sur 88 · LA NUIT D'OCTOBRE · texte numérisé non relu

LA NUIT D'OCTOBRE

LE i'Op:te.

Le mal dont j*ai souffert s'est enfui comme un rêve. Je n'en puis comparer le lointain souvenir Qu'à ces brouillards légers que l'aurore soulève, Et qu'avec la rosée on voit s'évanouir.

Qu'aviez-vous donc, ô mon poète!

Et quelle est la peine secrète Qui de moi vous a séparé?

Hélas! je m'en ressens encore.

Quel est donc ce mal que j'ignore Et dont j'ai si longtemps pleuré?

LE PoiîTE.

C'était un mal vulgaire et bien connu des hommes ; Mais, lorsque nous avons quelque ennui dans le cœur, Nous nous imaginons, pauvres fous que nous sommes, Que personne avant nous n'a senti la douleur.

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