A M. RÉGNIER
DF. LA CO.Ml DIF.-FRANCAISK
APRES LA MORT DK SA Fil. LE.
Quel est Jonc ce chagrin auquel je m'intéresse? Nous nous étions connus par l'esprit seulement; Nous n'avions fait que rire, et causé qu'un moment, > Quand sa vivacité coudoya ma paresse.
Puis j'allais par hasard au théâtre, en fumant. Lorsque du maître à tous la vieille hardiesse, De sa verve caustique aiguisant la finesse, En Pancrace ou Scapin le transformait gaîment.
Pourquoi donc, de quel dniit, le connaissant à peine, Est-ce que je m'arrête et ne puis faire un pas. Apprenant que sa fille est morte dans ses bras ?
Je ne sais. — Dieu le sait I Dans la pauvre âme humaine, La meilleure pensée est toujours incertaine. Mais une larme coule et ne se trompe pas.
CHANSON
Quand on perd, par triste occurrence,
Son espérance
Et sa gaîté.
Le remède au mélancolique,
C'est la musique
Et la beauté !
Plus oblige et peut davantage Un beau visage Qu'un homme armé, Et rien n'est meilleur que d'entendre Air doux et tendre Jadis aimé!
Date inconnue.
QUI AVAIT FAIT DES DESSINS POUR LES NOUVELLES DE l'auteur
Dieu défend d'oublier les petits ici-bas ;
La fleur qui, dans l'herbier, doucement se dessèche,
Rend grâces à Ci Uii qui la vit sous ses pas,
La cueillit au passage, et la mit dans l'eau fraîche.
Ma brunette Margot, que Balzac n'aime pas, Est là, le cœur battant, prête à mordre à sa pèche. (Dites-moi son idée et ce qui l'en empêche.) Puis voici Béatrix qui montre ses beaux bras.
Pauvre et pâle bouquet, ô mes chères pensées ! Dans ce bruyant torrent où vous devez mourir, Heureuse soit la main qui vous a ramassées!
Puisses-tu désormais modestement t'ouvrir. Petit livre, et songer qu'il te faut soutenir Paris ton sein tout ému ces perles enchâsséçs \