‹ Poésies nouvellesChapitre 10 sur 23 · LA VIERGE MARIE · texte numérisé non relu

LA VIERGE MARIE

mon fils ! comme toi ta mère est immolée ; Pourquoi l'ombre d'en haut vint-elle me couvrir? Je souffre lous les maux que je te vois souffrir, El jusques à la mort mon âme est accablée.

l'ange GABRIEL.

Au glaive douloureux qui le perce le sein , A ces lorrenls de pleurs qui te voilent la face , Qui te reconnaîtrait » femme pleine de grâce , A qui ma voix promit le plus heureux destin?

TOOS LES ANGES.

Oh i silence > silence à l'éternelle joie t

Qu'en un séjour de deuil le ciel soit transformé!

LE CHRIST moul'ant.

mon père , reçois l'esprit que je t'envoie ;

La mort, la mort me presse > et tout est consommé.

LE CENTEMIEA.

Le jour se change en nuit obscure , Le soleil voile sa splendeur, La terre s'ébranle et murmure , Les rocs du Golgotha se brisent de douleur ;

A ce supplice , la nature Jetle un sinistre désaveu.

Qu'as- tu fait, cruelle Solime ?

Gomment te layer de ce crime ?

Mallieur , malheur à toi, cet homme était un Dieu !

Page 1