LA VIERGE MARIE
mon fils ! comme toi ta mère est immolée ; Pourquoi l'ombre d'en haut vint-elle me couvrir? Je souffre lous les maux que je te vois souffrir, El jusques à la mort mon âme est accablée.
l'ange GABRIEL.
Au glaive douloureux qui le perce le sein , A ces lorrenls de pleurs qui te voilent la face , Qui te reconnaîtrait » femme pleine de grâce , A qui ma voix promit le plus heureux destin?
TOOS LES ANGES.
Oh i silence > silence à l'éternelle joie t
Qu'en un séjour de deuil le ciel soit transformé!
LE CHRIST moul'ant.
mon père , reçois l'esprit que je t'envoie ;
La mort, la mort me presse > et tout est consommé.
LE CENTEMIEA.
Le jour se change en nuit obscure , Le soleil voile sa splendeur, La terre s'ébranle et murmure , Les rocs du Golgotha se brisent de douleur ;
A ce supplice , la nature Jetle un sinistre désaveu.
Qu'as- tu fait, cruelle Solime ?
Gomment te layer de ce crime ?
Mallieur , malheur à toi, cet homme était un Dieu !