LA MONTRE
Deux fois je regarde ma montre, Et deux fois à mes yeux distraits L'aiguille au même endroit se montre ; 11 est une heure... une heure après.
La figure de la pendule
En rit dans le salon voisin,
Et le timbre d'argent module
Deux coups vibrant conune un tocsin.
Le cadran solaire me raille En m'indiquant, de son long doigl.
Le chemin que sur la muraille A fait son ombre qui s'accroît.
- ÉMAIX ET CAMÉES. 107
Le clocher avec ironie
Dit le vrai chiffre, et le beffroi,
Reprenant la note finie,
A Fair de se moquer de moi.
Tiens! la petite bête est. morte.
Je n'ai pas mis hier encor, Tant ma rêverie était forte, Au trou de rubis la clef d'or !
Et je ne vois plus, dans sa boîte, Le fin ressort du balancier Aller, venir, à gauche, à droite, Ainsi qu'un papillon d'acier.
C'est bieiide moi! Quand je clicvaucln', L'Hippogriffe, au pays du Bleu, Mon corps sans âme se débauche, Et s'en. va comme il plaît à I^ieii !
L*éternité poui'suit son cercle Autour de ce cadran muet.
Et le temps j l'oreille au couveitle, (Iherchc ce cœui* qui remuait ^
Ce cœur que reiifaut croil eu vie, El dout cliaque pulsatiou Dans uotre poitrine est suivie D*uiie égale vibration,
il ne bat plus, mais sou grand l'rère Toi^ours palpite à mon coté.
— Celui que rien ne peut disti*aire, Quand je dormais, Ta remonté !