LA FRA
NCE ET L'INDUSTRIE.
Sans doute leur splende sr, à la cour exilée De l'oubli plébéien doit s'être consolée,
Loin de ce drap fâc heux, qui fixanttous hs choix, Éclips e la fortune et le rang à la fois,
Mais je parle, et déjà la voûte industrieuse Recoit à flots pressés la foule curieuse.
L’élégance est séduite, et le goût enchanté
Lui montre la couleur propice 2 à la beauté,
La mode et le dé sir, magiciens habiles,
Ont fait glisser son or entre ses doigts faciles;
Sa prodigalité n° aigrit point mon esprit,
F ce caprice utile un cœur fr ranÇais sourit ;
I] sait que de cet or, versé par l'opule nce, Üne part va du moins consoler ai.
Le malheureux s’avance et demande; il obtient, Et bénit en secret la main qui le soutient.
Et toi qui dubesoin pressens l’horrible empire, Pauvre assez pour souffrir, pas assez pour le dire, Viens sans crainte, Au milieu du luxe industri IEUX, Dont l'éclat un instant peut réjouir tes yeux,
Un humble aliment s ’offre à ton hill fortune.
LA FRANCE ET L'INDUSTRIE. 55 lk1
Et défend qu’en ces lieux ton aspect importune. Fifi | Toi, source de nos biens, peuple laborieux, Qu’appellent des métiers les fils ingénieux, Ne crains plus que du pain, à tes jours nécessaire, Le prix puisse jamais surpasser ton salaire ; qi Par un art prévoyant vois ces blés préservés, Le sol qui les produit te Les a conservés :
Pour l’année indigente, ô touchante merveille! il Une Cérès plus riche a caché sa corbeille.
Reçois, peuple, à la fois et de la même main, Le bonheur qu’il te faut, du travail et du pain. Et toi, tu peux sourire, à Patrie adorée; Tu souffris si long-temps! mère auguste etsacrée, À l’aide de tes fils sors du lit douloureux ; Que ton retour au jour soit le repos pour eux! Puissent-ils désormais, prix digne de leurs larmes, Voir tes arts, tes vaisseaux, tes métiers ettes armes, Entouttemps,entouslieux, danslaguerreoulapaix,
Imposer des tributs, et n’en subir jamais:
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Les cordes de la Lyre ont oublié mes doigts.