‹ Poésies Par Madame Amable TastuChapitre 45 sur 77 · LA FILLE DES FEES · texte numérisé non relu

LA FILLE DES FEES

Elles formaient des chants mélodieux, Aériens, inconnus au vulgaire,

Mais dont parfois la harpe du Trouvère À recueilli les sons mystérieux.

De leurs accens trois fois les airs frémissent, Le sol trois fois sous leurs pas mesurés

À tressailli.….. Les mains se désunissent, Et par trois fois ces mots sont murmurés :

« Douez l'enfant. » L'une, vive et folâtre, Touche aussitôt ses petits pieds d’albâtre ; Deux de ses sœurs s’avancent à la fois,

Et de l'enfant pressent Les faibles doigts ; L'autre effleurait ses lèvres embaumées :

Une autre encor ses paupières fermées ; Et la dernière, avec un front vainqueur, Posa joyeuse une main sur son cœur.

Le charme est prêt, la mystique formule

À mots pressés de rangs en rangs circule ; La harpe vibre, et ses sons fugitifs

Ont éveillé Les destins attentifs.

Œsninration.

L'éclat d’un léger météore

À glissé sur l’azur des cieux ;

Le chant du coq n’a point encore Troublé l’écho silencieux.

Conjurons les nombres magiques Que la voix des sorts prophétiques Va désunir ou marier; Conjurons l'ombre et le mystère, Le feu, l'onde, l’air et la terre,

Et le rameau du coudrier.

Reçois nos dons, jeune mortelle!

Au doux appel des instrumens, Tu verras la grâce fidèle S’enchainer à tes mouvemens.

D'admirateurs environnée, Quelque jour leur foule étonnée,

Ace 4 re & 1 s Q Suivant des yeux tes pieds légers,

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