LE RETOUR A LA CHAPELLE
Comme un essaim dont les rapides ailes
D'un bruit confus troublent long-temps les airs,
Elles ont fui ces heures infidèles,
Et m'ont ravi mes trésors les plus chers.
Combien de fois sur un autre rivage D'un long soupir j’appelai ce séjour!
5 PIr } APP ] Des bords lointains, vers ce riant village,
Combien de fois j'ai rêvé mon retour!
Hélas! jai cru dans ma vaine allégresse, En revoyant ces abris protecteurs, Y retrouver Les biens de ma jeunesse,
La paix, la joie et les nobles erreurs.
Songes trompeurs, illusions menteuses, Dont le réveil est douloureux et prompt, L'âge a détruit vos images flatteuses,
Comme il pälit les roses de mon front!
Partout l'oubli, le deuil, le froid silence,
Tous mes amis dispersés ou perdus,