SCENES DU PASSE
Car mes beaux jours, hélas ! n'étaient pas sans nuage, Et plus d’un sombre aspect, avec leur douce image,
A mon souvenir s’est offert.
Pourtant le cœur fidèle à ces jours d'espérance,
De leurs momens de joie et même de souffrance Ne veut rien livrer à l’oubli :
Des maux qui ne sont plus Pamertume s'efface,
Et quand la main du temps en adoucit la trace,
Le malheur est presque embelli.
Ainsi, durant le cours d’un rapide voyage,
Chaque site en fuyant, ou fertile, ou sauvage, D’attraits nouveaux semble paré ;
Et les monts qu'au matin on gravit avec peine,
Lesoircharmentnos yeux, quand la vapeur lointaine
Y jette son voile azuré.
\Ÿ2 ce