‹ Poésies parisiennesChapitre 41 sur 71 · COMPLAINTE D'UN LUTIN FAMILIER · texte numérisé non relu

COMPLAINTE D'UN LUTIN FAMILIER

Je ne verrai plus, sous les clématites,

Courir, mes petites,

Vos beaux pieds de faons ; Et, dans les champs pleins d'haleines ambrées,

Vos tailles cambrées,

Vos mines d'enfants.

Qui me rendra donc vos coquetteries, Rieuses féeries

Du joyeux printemps"?

Vos babils mutins d'oiseaux sur les branches, Et vos robes blanches, Et vos dix-sept ans?...

Un quinquagénaire, époux respectable,

Vous poursuit à table

De son Grand Central, Et dans vos boudoirs remplis de douairières.

0 mes cavalières,

Souffle le mistral.

Les jeunes d'alors se sont faits notaires.

Ou propriétaires.

Ou bien marguilliers, Et songent aux yeux de leurs adorées

Moins qu'à leurs denrées

Ou qu'à leurs loyers.

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