CH^'X.SO'X, GRECQUE
k,1 T{aoiil Touchai .
/\ u vent des nuits la barque ouvrait toutes ses voiles, Et vous vous embrassiez... Ces baisers éperdus, Qui les a vus, la belle? Oh! dis! — Qui les a vus? Les yeux des moqueuses étoiles.
Une étoile a glissé sans bruit le long des deux : Elle a dit à la mer, qui l'a dit à la rame, L'histoire des baisers où s'oublia votre âme Durant ces soirs silencieux.
La rame a répété vos soupirs de tendresse Au matelot qui vient de chanter à son tour
Les beaux secrets de votre amour A la fenêtre en fleur où sourit sa maîtresse.
SOUVENIRS DU LEVANT
SÉ1iÉiyi^4fDE ITi,4LIElX,eyiE
.Fartons en barque sur la mer Pour passer la nuit aux étoiles ; Vois, il souffle juste assez d'air Pour gonfler la toile des voiles.
Le vieux pécheur italien Et ses deux fils qui nous conduisent Écoutent, mais n'entendent rien Aux mots que nos bouches se disent.
Sur la mer calme et sombre, vois :
Nous pouvons échanger nos âmes, Et nul ne comprendra nos voix Que la nuit, le ciel et les lames.
ï } 6 IAVIE1N QUIETE.
■XU/î -IDE G%ÈCE
oi Henry T>ufet.
L^ans l'allée assombrie où je passais le soir, L'air était plein d'un vol léger de lucioles, Et parfois on eût dit que des étoiles folles Pleuraient du ciel en feu sur le feuillage noir.
Dans quelque ilôt perdu des mers orientales,
Ici même, pourquoi n'avons-nous pas grandi,
Et que n'avons-nous vu, sous ce ciel attiédi,
Les fleurs de nos amours entr'ouvrir leurs pétales?
Que n'avons-nous aimé pour la première fois,
Par une de ces nuits merveilleuses et calmes,
Où les sombres palmiers bercent leurs grandes palmes
Sous un vent d'est plus doux qu'un soupir de hautbei:
SOUVENIRS DU LEVANT