LU FUITE DES HEURES
J e sais un petit pré sur la haute falaise Où le thym parfumé croît dans le vert gazon; La mer et les rochers ferment tout l'horizon, Et pour prendre son vol l'âme s'y sent à l'aise.
Je vous y conduisis par un jour de ciel bleu : Sous votre grand chapeau de paille d'Italie Vos cheveux dénoués vous faisaient bien jolie ; La mer calme semblait le sourire d'un Dieu.
Vos pieds chaussés de noir posaient au bord des mousses : Votre âme apparaissait sur le bord de vos yeux; Et moi, les regardant, je sentais, soucieux, Lentement, à jamais, passer ces heures douces.
LES %OSES F^J'XLEES
UaX5 notre premier mois, et par ces belles nuits Qui suivent les soirs de septembre,
Je vous quittais très tard, et, le coeur plein d'ennuis, Je m'acheminais vers ma chambre.
Les maisons du village où nous passions l'été Vers neuf heures du soir sont closes ;
La route était déserte et tournait à côté D'un grand jardin planté de roses.
Lt là, seul, sans souci d'un regard importun,
Accoudé sur le mur de pierre, Je restais à rêver de vous dans ce parfum
Quelquefois plus d'une heure entière.