‹ Poésies posthumes, 1874-1876Chapitre 2 sur 55 · A 1A MEMOIRE DE CHARLES READ. VI · texte numérisé non relu

A 1A MEMOIRE DE CHARLES READ. VI

L'Art, le Bonheur, l'Amour à ses yeux avaient lui ; Il n'a pas eu le temps de voir fuir devant lui Tous ces mirages de Tantale.

^'ailleurs, que savons-nous? Hommes, courbons nos fronts. Au delà du tombeau vers lequel nous courons

Siège une immuable justice ; Et nous saurons un jour qu'il est essentiel Que l'âme d'un poète enfant remonte au ciel]

Pour que le soleil resplendisse !

François COPPEE.

TT^ÉFQÂCE

e jeune homme — j'allais dire l'enfant — qui a écrit ces vers avait à peine dix-neuf ans quand la mort vint l'arracher à l'affection de tous ceux qui l'entouraient, a l'avenir qui s'ouvrait devant lui, à tout ce que la vie enfin peut donner et promettre. Ne à Paris le 24. août 1857, mort à Paris le 2 décembre 1876, Henri-Charles Read était Français avec un nom étranger, et aussi Français

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