REVEIL
Lautre soir, chère amante (hélas ! ton cœur léger A-t-il pu l'oublier si vite ?), ma pauvre âme, Qu: rien depuis longtemps ne pouvait soulager, A senti doucement se rallumer sa flamme !
J'étais auprès de toi; calme, je contemplais
Ton visage divin, ta beauté de sirène,
Tes attraits enchanteurs, et je me rappelais
Tous mes maux d'autrefois, qui me quittaient à peine
Je sentais peu à peu ma blessure guérir,
Et la joie en mon âme avec toi refleurir !
Comme on voit, au printemps, une timide rose S'entr'ouvrir lentement aux rayons du soleil, Ainsi mon cœur ému, douce métamorphose!
Reprenait sa vigueur et sentait son réveil.