PO KSI ES POSTHUMES
Ce n'était point alors la volupté stupide,
Plaisir matériel que le corps seul ressent ;
Ce n'était point aiors cet amour insipide,
Qui ne dure qu'une heure et n'a rien de puissant !
Non. C'était le bonheur qu'auprès d'une âme aimée
Une autre âme, vraiment éprise, peut sentir ;
C'était la jouissance idéale, exprimée
Seulement par des pleurs qui ne peuvent mentir.
Auprès de toi, mon mal s'en allait aussi vite Qu'il avait pénétré dans mon cœur amoureux ; ... Mais bientôt il fallut terminer ma visite, Et, cessant de te voir, je cessai d'être heureux !
SONNET
1 l faut, pour être heureux, tant d'aises dans la vie
Que rare est la prospérité ; Notre incessante soif de joie et de gaîté
Reste toujours inassouvie.
Par chaque homme, ici-bas, sans cesse poursuivie,
Trompeuse est la félicité !
A ceux dont le sort est meilleur et plus vanté
Gardons-nous de porter envie !
N'approfondissons rien : ceux qui semblent heureux
Bien souvent sont le plus à plaindre ; Ne les envions pas, prions plutôt pour eux !
Ici-bas il faut toujours craindre D'en trop savoir, hélas ! et, pour vivre assez bien, Ne rechercher le fond de rien !
B'rsri
*yy