A MA MUSE
Four quoi m'as-tu quitté, Muse divine et tondre. O plaisir de mes nuits, ô gloire de mes jours ! Pourquoi sur ton amant ne viens-tu plus répandre Tes flots de poésie et tes parfums d'amours ?
Pourquoi ne viens-tu plus m'inspirer et m'entendre ? Est-il donc un poète aux célestes séjours Qui te charme, et vers moi t'empêche de descendre ? Ma Muse, auprès de lui resteras-tu toujours?
Vers moi reviens bien vite, ou crains que quelque femme Ne s'empare bientôt de mes sens, de mon âme; O Muse, hâte-toi ; Muse, reviens vers moi !
Car, lorsque tu voudras reprendre ta conquête,
Une muse terrestre aura pris ton poète,
Moins divine, à coup sûr, mais plus femme que toi.