‹ Poésies posthumes. Avec une noticeChapitre 28 sur 76 · LES MUSES EN FUITE · texte numérisé non relu

LES MUSES EN FUITE

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Elles se reposaient sous les ombrages verts. Belles de majesté, de grâce et de jeunesse; Leurs regards se perdaient dans les cieuxentrouvertj, Un rêve harmonieux omlormait leur paressse.

Mais soudain, cunano on voit Diane cliassoi'essc S'enfuir, rapide et chaste, et loin des yeux porvcis. Je les vis s'éloigner, égales en vitesse Aux oiseaux inquiets chassés par les hivers!

Des soldats, noirs de poudre, aux mainsensanglantées. Sous le glaive émondaient les branches respectées, On entendait gémir les feuillages frappés;

Et les vierges de lart, les Muses éperdues Chantaient dans le lointain, de moi seul entendues: (' Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés! »

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