‹ Poésies posthumesChapitre 107 sur 125 · DON BRENNUS · texte numérisé non relu

DON BRENNUS

Le jour Ne peut rien contre lui. Le terrible fantûme!

DONA HIRAHDA.

Ce soleil qui te couvre est celui du royaume

Des anges ; — le soleil des hommes est jnoins pur;

A cAté d'un tel astre, il semblerait obscur.

DON BRENHDS.

Ce jour n'est pas le Jour. C'en est le simulacre,

ItluminatioD que l'Enfer lui consacre,

Rëilet couleur de sang. Le vrai jour a dû Tuir.

HIRANDA. m

DOHA HIRitlDA.

Oh! De te lasse pas, mon preux, de m'ébloulr.

— Qiarité des époux, vertu sacramentelle, Aide-moi — retiens-le sous sa forme mortelle.

DOn BREHNDS.

Supplice affreusl... Quand donc va-t>il s'évaporer?

— Un prêtre!...

nOKA HIRAKDA.

Je me meurs d'extase h t'adorerl

DON RIDALDO.

Oui, donne ton amour; donne, fais-m'en largesse. J'accepte sans scrupule une telle richesse, Osant m'en trouver digne, et sûr d'être en retour Assez grand chevalier, assez grand roi d'amour!

— Pins d'agenouillement I Lève-toi, je t'en priel Ceh blesse les lois de la chevalerie!

Une dame & genoux t

DONA MIRAHDA.

Devant un Immortel 11 est séant d'avoir ce maintien.

non RIHALDO, loi pnniDl la milo <l La rctaTaot.

Suis-je tel T

• DONA HIRAIIDA, uiniblul» di bonbenr.

Dleul... mon Dieu I... ce n'est pas un espritqui metoi:cb3

DON RIHALDO, lolfunt l'asthm 1 1> puola.

Non. C'est un bras humain qui te serre —une bouche Humaine qui t'embrasse — un œil d'homme vivant Qui mËle un regard tendre i ton regard fervent l

DOR BREimOS.

Que dit-U?

DON RIHALDO.

Ce cœur-là — sa nature est la même Que celle de ton cœuri

360 POÉSIES POSTHDUES.

DOHA MIRAKDA.

Oh! comme le ciel m'aimel

Bll< ('abiadOBI*, nmiiUa d'un contesleiiiaiit psTlsit, lue 1< brai M l'«paD]« de Binaldo, DON RIRALDO.

Ma salDte.

DOn BREKND8.

Quoi! vivant!

U n nliTB.

DOUA MIRARDA.

Pour mol 1 ressusciter?

Alasi, ton sort d'élu, pour moi tu Tas quitté I Tu o'es conteut qu'auprès de moi.

DON BRENNCS, encon uii-igué.

C'est impossible I

DOUA HIRANDA. ^

0 mort — l'amour t'a su fléchir — toi, riuralllible 1

DON rihaldo.

Kon, car je n'ai jamais enduré le trépas.

DORA HIRANDA.

Comment t.. .

DON HIH&LDO.

Je n'ai Jamais été mort.

DORA HIRANDA. *

On n'a pas Bapporté dans ces murs, puis couché dans la fosse, Don Rlnaldo glacé, mort f

DOK BIHALDO.

Apparence fausse.

Cétalt don Alvar.

DONA HIB&NDA.

Hal...

non RIRALDO.

J'ai bien manqué périr...

HIRANDA. 361

DOHA HIIAHDA.

Des tral'resT

DON RIHALDO.

Oui. Mais Dieu m'a daigaé secourir.

DON BItEIlHDS, h fui.

Pourtant la mer était profonde.

DOUA MtRANDA.

Tes blessures — Oh I n'en ressens-tu rien T dis.

DOn RIHALDO.

RIeD.

DOHA mKAEIDA.

Tu me l'assuresT

DON BREHNUS, t part.

Il vit. Tant mieux. Ce n'est qu'un homme comme moi. Rival de chair qu'on peut observer sans elTroi.

DONA HIRANDA.

C'est ta dévotion parfaite à la Madone Qui t'a du guérir !

DON RINALDO

Ouil

DONA HIRANDA.

Chère, chère Patronne!

DOS RIHALDO) sTM utaM.

Ma Madone, — c'est toi I

DONA IflRANDA, Vs^miiaiiU

Beau, noble et fier 1

L'ilKlgoui ina trioJiJs.

Ohl mais, Ne meurs plus I ne meurs pas, mon roi I ne meurs jamais 1...

DON RINALDO, un pan pKumalua la ui.

Il est temps, n'est-ce pas, de songer à produire MarésurrectlonT...

ses POÉSIES POSTHDHES.

ORCO) ■'■ruguL

Seigneur, dols-je Introduire Dana ces salles — vos gens, vos pages, vos soldats?

DORA HinARDA, mantrut On» ane ctmrlitHixi».

Avant moi cet ami t'a serré dans ses brasî

DON RIHALDO.

Oui.

DonA mnARDA.

Rare et franc métal !

BOn RINALnO.

Or pur.

BOHA MIRARDA, folMiit uni t «Dnr, M loi BMiInnt

£hl mais... ton frère!..

I>OK RISALDO, eamms ri'dllé.

Mon frère t.. . Ahl oui, c'est vrai.

n tniulllt da eoiinvai... U ■ eommi nu TtIléJté d'élu tui

doa BnDBU. Cilnl-el «I Immobile, dtdilfDeu rt plia,

nOHA HIRARDA.

Sa pâleur... ta colère...

Ç^, tous deux. qu'aveE-vousT

DON RIHALDO, diitlllailt u haloa.

Ne m'est-il pas permis De marcher, escorté de transporta ennemis, A rencontre d'un frère — asses digne — assez tendre Pour avoir pu— la nuit— en lieu désert— me tendre Un piège où, soutenu de valets spadassins, n m'a gratifié de trois coups assassins I...

DOUA HIHAHDA, (011a da nfa.

LuiTPourquoi?...

DOU RIRALDO.

C'est qu'il t'aime,— Un feuqnerienn'arTtte'.

DOUA mRANDA, muqaa da bnu^ nwani taniti*.

Oroo — tire ton sabre — et fais tomber sa t^te !

HIHANDA. 36;

DOH BIHALDO, à Oroo qol ■ 14) di(*l.4.

Noill..

Mais...

ORCO, TtulMt luItMr.

DOH

RIHALDO, «™ plai d-ineffi..

Non!...

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