ODE
Toiijours,— quand le chagrin m*a frappé de sa flèche. Quand, fon de désespoir, je suis comme un blessé Qui, te regard vitreux, la gorge aride et sèche, Pour un peu d'eau — vendrait son âme en Insensé;
Toujours, des villaa d'or du mystique royaume, Un bel ange descend. De son œil surhumain Tombe sur la blessure une larme de baume... Et le blessé guéri se remet en chemin.
Oh! que j'ai hUte alors, sauvé par ce dictame. D'ouvrir tout mon auour comme un vase d'encens, De prosterner mon cœur, d'agenouiller mon Ame, Et de pleurer des pleurs doux et reconnaissants!
Hélasl pourquoi cet ange, à mes maux si sensible, N'a-t-il pas obtenu de ta Taveur du ciel Le bienheureux pouvoir d'être toujours visible. Quand II vient m'apporter son amour et son mlelt
Pourquoi ne peut-il pas, satisraisant la flamme De la dévotion qui me brute tout bas, M'apparattre toujours, sous sa forme de femme. Et toiyours s'enfermer dans l'orbe de mes brasT...
c.ïGoDgle