‹ Poésies posthumesChapitre 19 sur 125 · Toit i'AUimaçiu, d* nuduw de Sttll · texte numérisé non relu

Toit i'AUimaçiu, d* nuduw de Sttll

Ifattlrent moIlemeDt vers les saules du bord. Lorsqu'aux parfums diksolr j'ouvre mes ailes blanches Sur les flots empourprés me berce un doux transport

l'aigle.

Ivre de volupté, je déserte mon aire, Quand la tempête abat les chânes & grand bruit: Et, d'un accent joyeux, je demande au tonnerre SI c'est avec plaisir qu'il Trappe et qu'il détruit.

LE CTGNB.

Volontiers je me baigne aux sources d'Aonle' Oà m'invite en riant ie regard d'Apollon. Reposant & ses pieds, j'écoute l'harmonie Des concerts de Tempe, le lyrique vallon.

l'aigle.

Aux pieds de Jupiter et sur son trône même. Je règne. De sa foudre il m'a fait le gardien. Là, si je doi-9, mon aile a cet honneur suprême De couvrir l'or sacré du sceptre olympien.

LE CrONE.

J'élève au firmament un long regard mystique, ' Quand, le soir, je contemple en mon nid de roseaux ^ Car je sens gue je suis — vision prophétique — L'hAte futur des deux réfléchis sur les eaux.

l'aigle. *

Oue de fols, m'élançant de quelque cime alpestre. HoD œil sur le soleil s'est fixé radleuxl Je ne puis m'abalsser à la poudre terrestre. Je me? sens l'allié des astres et des dieux.

A l'heure du trépas, cessant d'être muette.

LB CYGNB ET L'AIGLB. 15:

Ma voix trouve desch^ts qui aefont admirer; Et c'est un vrai boaheur, pour la mort d'un poëte. Lorsqu'à la mort du cygne on peut la comparer.

l'aiglb.

Quand le bûcher antique absorbait dans sa flamme Les restes d'un lieras, d'un sage ou d'un martyr, De la cendre fumante on voyait la grande âme. Sous la Tonne d'un aigle, et surgir et partir!

l'aiglb et le GIGNE B» MENE TEMPS.

Nous nous verrons comblés de Têtes solennelles. En aiTivaot ensemble au céleste séjour; Car nous symbolisons deux Torces éternelles.

l'aigle.

Mol, je suis la puissance.

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