‹ Poésies posthumesChapitre 20 sur 125 · LE CYGNE · texte numérisé non relu

LE CYGNE

Et moi, je suis l'amour.

LE RIHEUA THANBLATEDH.

Or ça, qui pourrai^ dire aux enTants de la Muse, Laquelle il Tant choisir de ces deux grandes voix? Si l'on en préTëre une, 11 semble qu'on s'abuse. J'en conclus qu'il faut être Algie et Cygne & la fois.

tJQ arbre immense étend ses ramures fécondes Sur tout pays peuplé de généreux mortels. Fouillant au loin le sol, ses racines proTondes

laS POESIES POSTHDHES,

Botrelacent leurs nœuds à dea rocs éternels. Son feulllige oe craint nul souffle délétère. La fondre ne peut rien contre sa majesté. Pour l'abattre 11 faudrait bouleverser la terre... — Cet arbre, c'est la liberté*.

OUE-BALL/LDE

Vers la chimère et l'Impossible Vous seutez-rous, ainsi que moi, Poussé d'une ardeur Invincible!

Et, dans ta nature invisible, Votre pensée a-t-elle foi 1

Sous les tabernacles étranges Qu'à son déclin le roi du jour Forme avec des vapeurs oranges.

Devinez-vous des couples d'anges Riches de mystère et d'amour?

De la brise aimante et jalouse Comprenez-vous la passion Pour l'humble fleur de la pelouse, Qui lui rend, balsamique épouse, , Une égale adoration 7

Au magnétisme des planètes Aimez-vous à lltrer vos yeux.

Page 1