‹ Poésies posthumesChapitre 32 sur 125 · DÉCLIN PRÉCOCE · texte numérisé non relu

DÉCLIN PRÉCOCE

L'arbre de ma jeunesse a senti de sa force. Au feu des passions, les éléments tarir. Sous la menteuse ampleur de son altiëre écorce. Bien peu de sève encor se meut pour la nourrir.

Tidnement l'esprit lutte, en vain l'Ame s'efTorce De tout reprendre en moi, de lout reconquérir. Mon être, hélas 1 contient cet absolu divorce : Une &me qui veut vivre, un corps qui veut mourir.

Que demande cette ftme & ce corps qui décline 7 NVt-elle paa chez lui préparé la mlnel H'a't-«lle pas été son Incessant bourreau?

La voilà tantôt veuve et seule, la superbe t U est constant, selon le moderne proverbe, Que la lame a fini par user le fourreau.

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