‹ Poésies posthumesChapitre 33 sur 125 · LE RÉEL ET L'IDÉAL · texte numérisé non relu

LE RÉEL ET L'IDÉAL

L^Ie est pleine de nuit. La lune, quï se lève, Entreconpe d'argent le feuillage et le sol. Deux cavaliers sont là qui respirent la sève Que roule du printemps le souffle tiède et mol.

Ils sont assis ans pieds des arbres de la grève ; Bt tous deux, au chant d'or du fervent rossignol. Se plaisent à mâler, l'un, le vague d'un rêve. Et l'autre, la vapeur d'un cigare espagnol.

Tandis que le second, d'un air de sybarite. Humant la volupté de son fin cigarlte, De la création semble peu soucieux.

Le premier de son cœur livre à Dieu le théorbe...

Et l'élan de son Ame éperdAment s'absorbe

Dans les fleurs, dans les bols, dans l'oode et dans les cieuxl

1. Bovofi, CD 1S39, >DJODniiI It Cabtnel dt Irctwe.Hoa iiaétt.

POÉSIES POSTBDMES.

ÇA, je suis de ta Muse un des plus francs amts. Viens donc un peu me lire, ù barde psychologue, Pour à ma nuit d'amour me faire un beau prologue. Les vers tout récemmwit par ta Muse commis.

HoD débonnaire accueil sur l'boanear t'est promis. Allons, que Je t'entende, en fongueux néologue, Des mots qui font la roue enfler le catalogue I Que j'admire ton vol d'oseur et d'insoumis I

Pourvu que de tes vers les sonores saccades, Imitant la grandeur du rh;thme des cascades, Flattent ma somnolence et mon far-niente.

Pourvu que, figurant mainte fusée oplme. Leur flainme à mon regard joue avec rareté, — Je prftaerai ton œuvre et la dirai sublime I

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