‹ Poésies posthumesChapitre 44 sur 125 · MADONNA COL BAMBINO · texte numérisé non relu

MADONNA COL BAMBINO

Du temps que je croyais aux dogmes catholiques ; Que mes pensers d'enfance, ardemment iDgéous, Admettaient le pouvoir des saints et des reliques ; Que j'allais des autels baiser les marbres nus ;

Parmi les beaux tableaux des grandes basiliques, Celui que j'adorais, que je priais le plus. Celait la vierge blanche aux Telles augéllques, Dans ses bras maternels portant Tenfont Jésus,

Et — bien que maintenant les doctrines sceptiques Aient giuérl înon cerveau des rèvcs ascétiques; Bien que j'ose nier la Tlerge et les élus,

J*ai toujours néanmoins des tendresses mystiques Pour une femme assise en des prismes confus, Qui tient un nouveau-né dans ses bras fantastiques.

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