‹ Poésies posthumesChapitre 45 sur 125 · MÉDITATION · texte numérisé non relu

MÉDITATION

Nous nous étions assis sous la verte coupole D'un grand bosquet de pins, dans une nécropole. Hors des ris et des pas du promeneur banal. C'était vers le déclin d'un beau jour automnal.

Au penser de la mort notre ardente parole, Du penser de l'amour mariait la corolle. Loin de subir du lieu l'efl^I morne et fatal, Hotre Urne en liberté rêvait son ciel natal.

Ha compagne me dît ces choses solennelles : — ■ D'amer et de mourir admlres-tu l'accordl Alil ce sont là, vr^ment, deux forces fraternelles I

m POÉSIES POSTHDHES.

■ Car pour nous élever, d'an plein et sdr effort,

f De cette terre aux deux, nous n'avons d'autres ailes

1 Que celles de l'amour et celles de la morti >

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