‹ Poésies posthumesChapitre 57 sur 125 · LA GRANDE ASSEMBLÉE · texte numérisé non relu

LA GRANDE ASSEMBLÉE

Sénat de dictateurs. Convention sublime.

Des fils de la Raison concile solennei, Au grand commencement, ton verbe impersonnel A dompté le chaos, a fécondé l'abîme I

Ta gloire — formidable autant que magnanime — Semble, en nous dirigeant vers l'éden du Héel, La colonne éclatante et sombre — qu'Israël Avait pour se guider vers les champs de Solimet

Ceux qui veulent ne voir en toi qu'un parlement. Sont dans une ample erreur: tu fus un élément... Comme le feu central qui détruit et qui fonde.

Cest ce qui t'absoudra, chez la postérité, De n'avoir pu mener, sans ruine profoade, Le renouvellement de notre humanité.

MÉHCL ET BOÏELDIEU.

Assurément l'orage est un grand virtuose; Et c'est avec bonbeur que l'on se sent frémir, Quand ses puissantes mains font gronder et gémir, Sous leur arpégement, son clavier grandiose.

«0 POfiSIES P08TBDUES.

liais après ce concert, qui read pile et morose, V&me tout effarée aime à s'épanouir Au bruit de sons plus doux, tels qu'en peut faire ouir L'oriental Bulbul & sa reine la Rose.

— Ainsi, quand Boleldieu nous vint après Mébul, Ce Tut comme la voix de l'amoureux Bulbul Succédant aux accords d'un sublime tonnerre.

Après le barde altier le charmant troubadour, (to était oppressé des sombres cbants de guerre; On ouvrit tout son cœur aux joyeux chants d'amour.

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