LES RHAPSODIES DU VIDAMH:. U
Ta bSMitél quand lirai^Js &u complet ce poëmef Au channe heureux et pur de demeurer la même. Tu joins, pour mon ivresse et mon ravissement, Ud don miraculeux de renouvellement.
Tu réunis en toi, comme autant de trophées, Les prestiges épars dans mille et une fées; Aussi, quand Je t'enlace et t'étreios comme un fou, Quand, débordant de feu. Je délire à ton cou, Qnand ma lèvre — parmi les lis — se précipite. J'ai d'impossibles vœux... Mon baiser se dépite. De ne pouvoir ^pper, presser en même temps Tout cet ensemble cher de trésors palpitants!
A la campagne, an sein d'un sylvestre domaine. Sans toi. J'ai donc passé toute l'antre semaine. — S'il est bon de s'aimer sous la reuille et le ciel, En revanche, qu'il est mauvais, triste et cruel. De supporter tout seul l'enivrement de vie Dont, au plein des forêts, on a l'&me envahie! Que taire alors du flot de rêve et d'idéal Qui vous vient assaillirl Que tout ce bien fait mail Oui, sans toi, la nature et me gène et me pèse. Sa riche solitude à mon cœur est mauvaise. Lorsque je n'y vis pas avec toi, mon seul Dieu. Je n'en puis soutenir l'^fTervescent milieu. Ses forces, qui me sont — avec toi — des délices, Ile derlenaent — sans toi — de monstrueux supplices.
Et toujours, et toujours la blanche vision S'évadent de mes bras av^ dérision!
Tant de flèches de flamme en vain vers toi lancées, Et si barbarement contre mol repousséesl...
M8 POÉSIES POSTHDHES.
0 désirs, souveoirs, transiwrts, âàrres, regrets I Obt comme Toushantei, vous troublez les forêts 1 Oui, les bois font aimer. SltAt que, sous leurs dOmes. On pâoëtre — un essaim de rhy thmes et d'arAmes, Duos leur vapeur — leur frais réseau— leur demi-Jour, Tkguent pour vous ludulre en oragenx amour.
n est bien vrai que si Jamais, d'une autre femme,
]e prenais et serrais la main — pour un inf&me
Tu devrais me tenir ; car, J'aunds médité
A loisir et longtemps cette infidélité;
Car, cela marquerait cbez moi — pleine traîtrise.
Et non entraînement des sens, — et non surprise.
Ton amant, sur ce point, maître de ses esprits.
Ne peut être Jamais entraîné ni surpris.
Personne plus que mol, devers les autres femmes,
fi' est tranquille, placide, abstrait, exempt de flammes;
Non, personne, pas mfiroe — écoute, j'ensuis sûrl —
Le prêtre le plus chaste et l'ange le plus pur.
Au monde, il n'est que toi (crois en mon cœur fidèle)
Il n'est que ta présence Idéale ou réelle,
One ton aspect cbarmant, que ton cher souvenir,
Oui puisse m'émouvoir, qui fasse en moi surgir.
Non-seulement le plus dévoraiit Incendie,
Uats même la plus douce et vague rêverie.
Ouand, au soir des splendetrs d'un grand Jour tout & nous, A tes pieds m'asseyant, tes adorés genoux Reçoivent mollement et soutiennent ma tête