‹ Poésies posthumesChapitre 96 sur 125 · IT · texte numérisé non relu

IT

iU POÉSIES POSTHUMES.

OKC0| M srotMNI IM bcM.

Reste à t& décider.

DON BRKHIfDS, prareDOémeiii.

Oui!

oitco.

L'orgueil sans égal Qu'elle tient du grand roi Pierre de Portugal, Son auteur...

non BRBUITDS, liMannpinl STaD oh u4<iBr lonbis.

Je connais la force de sa race...

Haia j'ai ma passion I... Je sens, dans son audace. Je sens, dans ses transports qu'excitent les démons, Doe force à mouvoir, à déplacer des monts I Ha passion veut vaincre. Elle me fait résoudre " Un grand coup.

onco.

Qael est-117

DON RIBALDO, 1 put.

Oui, montre-nous ce foudre.

DOn BBENNCB, ajMirttn.

Je suis secrètement possesseur d'an jardin

SI merveilleux — que, môme au pays grenadin,

Ed regard des splendeurs du grand Généralife,

Il serait admiré de la cour du calife.

A sou centre rayonne un beau palais — rival

De l'Alliambra. — Ce nid d'archange est dans un val

Plein de mystère i un lac, une chaîne de roches,

Des forêts, des ravins, dérobent ses approches.

Treize esclaves nubiens, tous muets — que j'ai pris

Sur mer — seuls de mes gens pratiquent ce pourprls.

DOH RiniLDO, t put.

Tolt^ sur ma parole, un riche préambule.

DOH BRBIIIfOS.

Or, ta sais que parfois, Mlranda, somnambule,

Après des nuits de fièvre et d'étrange action. Tombe dans la langueur et la prostration, Et qu'alors 'sa nature énervée, abattue. Se laisse pénétrer d'un sommeil de statue. Eh bleu, au premier Jour, tous daux nous guetterons Son accès léthargique et nous nous glisserons Dans sa chambre... Lorsque sa torpeur invincible L'aura comme changée en un marbre insensible. Par UD escalier sourd qui rampe dans le mur, Nous devrons la descendre au labyrinthe obscur Creusé sous le château... Là, sur une litière, Deux francs archers dont rame estimoltoutentière...

nOH KINALDO, t pirt.

Abl oui, mes meurtriers [

non BRBNniIS.

Recevront de dos mains La statue — et prendront sur nos pas les chemins Qui conduisent au val où régnent mes féeries. >- A son réveil, aa lieu de noires draperies. Bile aura sur sa tête un beau firmament bleu; Au lien d'un luminaire et de son morne feu, Le plus riant soleil de toutes les Espagnesl Puis, dans lessens, l'odeur des plus riches campagnes I — Tu comprends le pouvoir d'un contraste pareilf

OBCO.

■ Parfaitement, seigneur.

non BIKALOO, t »•'*• l(it-af*««.

En effet, ce réveil Comme un philtre agirait.

DON BBBnntts.

Puis, an milieu des arbres, • Des fleurs et des parfums, des jaspes et des marbres, /apparaîtrai, muni de tous les talismans Que firent pour l'amour les sorciers musulmans.

3» POÉSIES P08THDHE3.

ORCO

Fort bien.

DOH KIHALDO, t fat.

Je seas venir la tempête en mes velnesl dAn brennus.

Hes attaques, voIs-tu, seront d'autant moins ?alnes, Que Je me donnerai l'orthodoxe maintien De la vouloir guérir d'un songe anti-chrétien. Et que j'invoquerai, comme loi décisive. Du pontife romain l'adorable missive 1

ORCO

Vous ne craignez pas...

non BKBHling.

Non, je suis rempli d'espoir.

Ami, j'ai des ardeurs qui sauront prévaloir Contre le souvenir des plus sainies caresses* Du mari trépassé. J'ai, dans l'art d^ tendresses, Gr&ce ik mainte aventure, un bien autre talent Que celui qui brillait chez mon frère!

non niNALDO t part, uup*r4.

Insolent 1...

non BHKHNUS, itrXat tu FlanotaTib tii]«l.

Don Rlnaldo manquait de science erotique.

Cétait un Amadis, un amoureux mystique.

Un poète, un enfant du calme siècle d'or.

Mon maître en l'art de pliure, à mol, — c'est Galaorl -

Sa doctrine est la mienne : aussi, m'en serviral'jel

Aussi, bientôt de charme en charme amènerai-je

Mon Idole k me dire, abjurant le défunt :

— K Toi seul m'as de l'amour révélé le parfum I

Je n'ai jamais aimé que toi! a

DON RINtLDO taon d« lui. éelaïut •■ h nwBtniil. ■

Ffis de Sodome, Te tairas>tu7

DON BBEnncs,)

•01 «pM.

SatBDl qu'est-ceT

n ^xniolt Sfnalda •( stuBMllg d* temor.

Ahl ahl le fantôme...

Il lainb* 1 It mrtns tT\ré d> untinignl. OnCO, «inmiaBBI dos Bieniiu.

Sa vie est suspendue.

DOS RINALDO

Oh I cet effroi vainqueur Me rafraîchit le sang et m'apaise le cœurl

ORCO

Bien. Tous devez bénir son ef^l — qui nous sauve;

Car, s'il eût soutenu votre algarade fauve,

S'il vous eût découvert vivant — alors tous deux.

Tous vous seriez livré quelqu'assaut hasardeux,

— Dont nous serions sortis victorieux, ~ sans doute I

Hais dont l'ardent fracas, roulant de voûte en voûte,

Aurait fait accourir — au milieu de l'essaim

De vos gens — Miranda, qu'un délire assassin

Eût terrassée — ou morte — ou folle I...

non KIHALDO.

Orco, silence I Ne m'accable pas, songe avec quelle insolence Le l&che...

OaCO, l*iDtBrromp«fit,

Retournez dans l'ombre, — Le voilà Qui revient à lui.

DON niHALQO, Hdinbant.

Qu'il revienne, j'ai déjà Du moins dans sa terreur pris un notable à-compte Sur ma vengeance.

DON BRBnnttS ■«BliTial u UM «t d'un* TOli ilnDivMa.

Ami... défends-moi...

Mî POÉSIES P03THOMES.

ORCO l'stdtni à H idanr.

aire comte.

Quel mal vous tient}

DOB BREHnD3,tprii iTOfr pTDmniantatiidaaot dei n(«1i effaré*.

Eh quoi ! n'as-tu donc rien vu 7

ORCO

Bien.

DON BRBNNCS, itniild».

RIenî Tu n'as rien vuî

onco.

Non. Qu'avals-je à voirî DON BBEnnns.

El) bienl Le rantAmel...

ORCO

Un fantôme I — Où donc?

DOH BRENnns.

Là, tout k rtienre.

S'il m'en est apparu le moindre — que Je meure!

DON BRBHHDS.

n était là, te dis-jel et même... il a parlél

ORCO

Je n'ai rien entendu.

DO» BRBlintS, iptrt.

Ne s'est-il révélé Ou'àmoiï...

ORCO

C'est un vertige, un rêve.

DON BREKHnS tonjoiin trèt-diftll.

Je t'assure Qu'il était là. — Je sens comme une flétrissure Envahir tous mes os. — J'ai froid. — L'air est mauvais ■ Dans cette salle. — J'ai besoin de jour...

UIRANDA. 333

O R C 0 I* pnuDt uai 1b brai, lui IndJ^uul U pant UUrtla d* dtalw «t l'T dJrlcunt bth lui.

Je vais Vous démasquer li-bas uae porM qui donne Sur Van des escaliers du parc.

DON BRBHHDS.

Je m'abandonne

Venez donc. — La Va bientôt vous calmer.

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