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SCÈNE V

DON niNALDO. ORCO.

DOU BIN&LDO.

Quelqu'un s'avance, Orco. Là-bas, J'eulends marcher. Je vols le feu tremblant d'un flambeau s'approcher. Regarde. Écoute.

ORCO, TtCirduit 11 tnâ, t pot,

DIeul c'est ellel

U nul iUh na Ih anadti.

DON RIECALnO, I* nMnnt.

Or çà, demeure; Et réponds-moi. Qui Tient encore à pareille beure7

OKCO, pliln d'tniléU.

Hetirez-TOus plus loin que la première fols. Soyez prudent, seigneur.

SON RINALDO, D* dSMiDI da nfiMw.

Une femme, JecroisT OBCO, ai» plu it iroiblf.

Quelque suivante... Aunomduclel, regognezl'oinbrt!

N'en bougez pas surtout!

son niNALDO.

Ton Instance est bleu sombre.

Qu'eal-ce donc î

ORCO, ITM ditnuc.

O'û I seigneur, faites comme Je disl

DON RIHALbO.

Un moment... Cette femme... — Enfer et paradlsl C'est Miranda!...

ORCO

Cest vrai I ne prendrez-vous pas garde De la tuerl...

DOn RIHALDO.

Sans voir, sa prunelle regarde.

Elle marche en dormant bien p&te.

ORCO rnsntriDl la Eénoupha.

Un feu mortel Souvent ainsi la pousse au pied de cet autel. Qu'elle aime dans le somme autant que dans la veille.

DON BIHALOO.

Pauvre nonne d'amour !

OHCO.

Craignez qu'elle s'éveille!

L'épreuve la ferait soudain se rendormir Si profondément — que vous auriez beau gémir, Invoquer, blasphémer... rien ne romprait le charme. Allons I...

(H ïflH re,ilwlnîr.J ^ DOH RINAI.DO>

Je reste là. — Ton zèle h tort s'alarme. — Je n'aurai, s'il le faut, pas plus de mouvement Qu'un chevalier d'airain mis sur un monument. Je suis fort, majordomel assez^fort pour combattre Tout mon délire — assez pour le dompter, l'abattre... Une m'échappera ni geste, ni soupir; Et le bruit de mon cœur. Je saurai l'assoupir. — Laisse-moi, laisse-moi m'enivrer de sa vue Pour tous les Jours sans fin que Je no l'ai pas vue '.

le POÉSIES POSTHDHBS.

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