MARIE BUSQUET-PAGNERRE
T U veux des vers, ma pauvre amie, + Compagne des jours malheureux ; A ma triste Muse endormie Tu fais un effort douloureux.
Pourquoi des vers, pourquoi des rimes, Jeux d’esprit où le cœur n’a rien?
Crois-tu que monté sur les cimes Ce cœur vaudra mieux pour le tien ?
A tous les poèmes superbes.
Préfère un regard, un baiser;
Le ruisseau qui court dans les herbes Vaut bien, quoi qu’on puisse en penser.