‹ Poesies: Premiere SerieChapitre 56 sur 81 · L’AMOUR EN PÉRIL · texte numérisé non relu

L’AMOUR EN PÉRIL

TRADUIT D’hÉRENNIUS MODESTINUS , GRAMMAIRIEN, (troisième siècle).

Amour dormait : bercé sur Taile du sommeil,

Dans un berceau de myrte il reposait vermeil, L’enfant! la pâle Aurore avait mouillé les herbes.

Autour de lui, soudain, furieuses, acerbes.

Les âmes que brûla le feu de ses transports.

De la cour de Pluton prisonnières sans corps.

Se lèvent, renfermant d’un cercle redoutable :

« Ah! voici mon chasseur, dit Phèdre, qu’on l’accable Entraînons-le! — Coupons, dit Scylla, ses cheveux.

— Un seul trépas pour lui ! ma sœur, il en faut deux. Perçons de mille coups le traître, l’homicide »,

Disait tout haut Progné, la veuve de Colchide.

Didon et Canacé : « Par le glaive cruel

Qu’il meure, et sur-le-champ, qu’il meure, et sans appe

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CHOSES D’AUTREFOIS

Qu‘il soit branché, hurlait Myrrha. » Non, dans la flamme, S’écriait Eradné, qu’il soit brûlé, l’infâme!

Aréthuse et Biblis : « Dans les flots en courroux! »

Mais l’Amour s’éveillant : Mes ailes, partons-nous?

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