LE ROSSIGNOL PRISONNIER
Tu jettes au vent qui l’entraîne Ta plainte unie à tes chansons, Pauvre oiseau dont la cantilène Devrait égayer les buissons !
Comme les moineaux indociles Si tu n’avais jamais chanté,
Tu ne connaîtrais pas nos villes.
Le malheur, la captivité!
Imbécile! ton chant sublime T’a perdu seul ; imite-moi :
Toute poésie est un crime.
Doux prisonnier, meurs ou tais-toi!