A NINO GARNIER
Pantoun.
Ah! pourquoi n’a-t-on pas des ailes?
Vers les demeures éternelles On volerait si haut, si haut,
Que l’on verrait Dieu, dans l’extase.
Comme on voit à travers l’espace Le soleil si clair et si beau !
Ah! pourquoi n’a-t-on pas des ailes Au-devant des saisons nouvelles On volerait si loin, si loin.
Que fuyant la neige et le givre,
De fleurs et d’air on serait ivre Avec le printemps pour témoin !
Ah! pourquoi n’a-t-on pas des ailes?
Vers les amis au cœur fidèle
TRISTESSES ET JOIES
On volerait si près, si près,
Que l’on supprimerait l’absence Et qu’on jouirait de leur présence Délicieuse et sans apprêts.
Ah! pourquoi u’a^t-on pas des ailes?
Comme les jeunes hirondelles On volerait si bas, si bas.
Qu’en embrassant sa jeune amie.
Dans un rêve heureux endormie.
Son petit cœur n’entendrait pas!