ÉLÉGIE
Que je suis donc infortunée!
Le malheur m’a prise au berceau, Et sur ma triste destinée Le noir chagrin a mis son sceau.
Tout d’abord j’ai -perdu mon père Son âme est remontée au ciel :
Son regard était peu sévère,
Et sa parole était de miel!
Puis ma mère s’en est allée.
Toute jeune dans son printemps.
Et mon enfance inconsolée Ignora les jeux de longtemps.
Je n’ai plus le souci des choses.
Rien ne plaît à mon cœur chagrin Je n’aime plus même les roses.
Je pleure du soir au matin.
TRISTESSES ET JOIES
Mes colombes apprivoisées, Peureuses, s’éloignent de moi ; Les hirondelles des croisées S’enfuient avec des cris d'effroi.
Le jasmin détourne la tête,
Le muguet rougit sous mes pas Pour moi le ciel n’a plus de fête.
Ah! que mon triste cœur est las!
Février 1882.
RELIQUIÆ
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