‹ Poésies (volume 2)Chapitre 124 sur 208 · CREPUSCULE · texte numérisé non relu

CREPUSCULE

Si c'était vraiment toi ? Si le maître suprême Avait fait un miracle en t'amenant ici ? M'entends-tu, cher fantôme? Oh! je t'aime î je t'aime! Dis-moi : — « Viens î » — Me voici !

Rêves! illusions! Quel jour, ehère adirée î Te dirai -je combien en toi seule j'ai foi , Combien à chaque instant, d'espoir l'âme enivrée , Je prie et pense à toi I

Quel jour enfin , heureux d'une sainte allégresse, Et mon cœur à ton cœur enchaîné pour toujours, Songerai-je avec toi des songes de tendresse Et d'éternels amours?

A cette heure rêveuse ou rtotre oreille semble, Dans un calme profond , vague et mystérieux , N'entendre que deux cœurs qui palpitent ensemble En présence des deux ;

A l'heure où l'univers sous l'œil de Dieu repose, Où l'esprit, confondu devant l'immensité, A l'azur éternel emprunte quelque chose De sa sérénité.

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